Zoom sur le parc Montsouris

Zoom sur le parc Montsouris

Le parc Montsouris est imaginé au Second Empire dans le cadre du projet d’aménagement urbain du baron Haussmann, qui décide d’offrir aux Parisiens des espaces verts aux quatre points cardinaux de Paris : le bois de Boulogne à l’ouest, le parc des Buttes-Chaumont au nord, le bois de Vincennes à l’est, et le parc Montsouris au sud. Ces espaces, surnommés poumons verts de Paris, ont pour objectif d’améliorer l’hygiène dans la capitale par une meilleure qualité de l’air. En plus de ces quatre parcs, un square dans chacun des quatre-vingts quartiers de Paris sera également créé.
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Un écrin de verdure au cœur de Paris

L’évolution de l’aménagement urbain parisien

Des travaux laborieux

La construction du parc est lancée en 1860, sous la direction de l‘ingénieur en chef du Service des Promenades et Plantations, Adolphe Alphand. C’est un travail laborieux qui est mis en place, de par la topologie du terrain et surtout, la présence de monuments, constructions et édifications déjà bien ancrés dans le paysage. En effet à l’origine, la plaine Montsouris est en partie occupée par les carrières de pierre Montrouge. Complètement désaffecté, le site doit être sécurisé et consolidé avant d’y apporter les aménagements végétaux. Ainsi, le parc sera véritablement mis en chantier en 1867, soit sept ans plus tard, et inauguré en 1869. Les travaux ne prendront fin qu’en 1878, en partie retardés lors des combats de la Commune qui sévissent dans tous Paris en 1871. Un autre problème de construction réside dans la présence des 813 tombereaux d’ossements qui proviennent du cimetière des Innocents, déplacés là lors de sa fermeture définitive.

La Petite Ceinture de Paris

L’aménagement du parc s’accompagne de travaux permettant de réaliser la ligne de Ceinture sud (qui deviendra la Petite Ceinture). Ouverte par tronçon de 1852 à 1869, cette ligne de chemin de fer à double voie de 32 kilomètres de longueur fait le tour de Paris à l’intérieur des boulevards des Maréchaux. Elle permet aux trains de marchandises de contourner la capitale en évitant les gares terminales, et offre aux voyageurs un service de transport à travers les quartiers périphériques. A Montsouris, elle est construite en tranchée, une réalisation ingénieuse qui vaudra à Alphand d’être cité dans le monde entier comme exemple réussi d’intégration paysagère. Elle permet la desserte des entrepôts des Gobelins et des abattoirs de Vaugirard notamment, ainsi que le transit de trains d’autos des usines Citroën de Javel. Peu à peu abandonnée face au succès du métropolitain, les infrastructures ont été pour la plupart laissées en friche.
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La Petite Ceinture envahie par la végétation à Montsouris
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La Petite Ceinture envahie par la végétation à Montsouris

L’observatoire météorologique de Montsouris

L’observatoire de Montsouris est fondé en 1872 par deux météorologues, Charles Sainte-Claire Deville et Emilien Renou. Jusqu’en 1886, c’est le Palais Bardo qui accueille l’observatoire, un édifice construit pour représenter la Tunisie à l’Expositions universelle de 1867, et remonté dans la partie sud du parc en 1869. Il sera utilisé jusqu’en 1974. Malheureusement, le bâtiment est aujourd’hui disparu, ayant intégralement brûlé lors d’un incendie en 1991. Après l’abandon du Palais en 1973, de nouveaux locaux sont construits et mis à disposition du personnel. Cette station enregistre sans interruption les données climatiques à Paris depuis avril 1872. Ainsi, elle est l’une des stations qui nous offre la plus longue série climatologique de France. Si depuis 2011, les équipes travaillent depuis le centre de Saint-Mandé, les capteurs eux, sont toujours sur place. Ces données climatologiques nous permettent entre autres de constituer l’histoire du climat dans la capitale, et concentrent des informations sur les records et les moyennes de températures, sur les précipitations, la durée d’ensoleillement ou encore la force du vent. Vous vous demandez quel est le record de chaleur enregistré à Paris ? On vous dit tout dans notre story dédiée, sur Facebook et Instagram !
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Le Palais Bardo
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La station météorologique
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La station météorologique

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Le bâtiment Météo France du parc

Préservation de la biodiversité

Le parc Montsouris a été réalisé sur le modèle du jardin anglais, Napoléon III étant fortement inspiré des parcs londoniens, véritables lieux de rencontre où se mêlaient les différentes classes sociales. Le parc Montsouris mesure près de 15 hectares et 1,5km de circonférence. On y trouve des espèces végétales provenant du monde entier et, parmi les quelques 1400 arbres plantés, des arbres classés « remarquables » et pour une grande partie centenaires. On peut donc y admirer un Ginkgo Biloba planté en 1935, un séquoia géant d’Amérique (parmi les plus grands arbres au monde) ou encore le fameux cèdre du Liban, à l’envergure remarquable. Cette végétation luxuriante attire un grand nombre d’espèces d’oiseaux, comme le héron cendré, qui trouvent refuge dans les nichoirs disposés à leur intention sur la petite île. Labelisé EcoJardin, le parc Montsouris est un lieu de promenade idéal pour vivre un réel dépaysement au cœur de Paris. Il fait également partie du sentier de grande randonnée GR1.
Les arbres remarquables du parc

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