Lieux à découvrir

Visite insolite au Cimetière du Père Lachaise

CulturMoov vous propose une sélection de visites guidées en lien avec le Cimetière du Père Lachaise pour fêter Halloween à vos côtés : on vous invite à découvrir les nombreux mystères et histoires du Père Lachaise et les légendes urbaines de ce cimetière.

Zoom donc sur ce lieu emblématique se situant à Paris et sur la personnalité qui lui a délégué son nom.

Qui est le Père Lachaise ?

Le Père Lachaise (François d’Aix de La Chaise) est un prêtre jésuite français, né au château d’Aix en 1624.

D’abord professeur de philosophie à Lyon, il devient en 1675, prêtre, confesseur et conseiller particulier du roi Louis XIV pendant trente-quatre années durant lesquelles il vivait à la maison professe dans le quartier du Marais, près de l’église Saint-Paul.

Ce rang privilégié lui permet ainsi d’influencer d’une certaine manière les décisions prises à la cour : modération de la lutte du roi contre le jansénisme (un mouvement religieux qui se développe face à l’absolutisme royal), pondération des actions du roi envers les protestants lors de la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, mise en avant des missions des Jésuites et financement des propriétés comme la maison de campagne de la Folie-Régnault, devenue une maison de retraite pour les Jésuites.

Il meurt finalement le 20 janvier 1709 à Paris.

 

 

 

Portrait noir et blanc du Père Lachaise

Visite historique au Cimetière du Père Lachaise !

Le cimetière du Père-Lachaise est né d’une réflexion au XVIIIe siècle sur la forme du cimetière idéal et son installation en périphérie de Paris (pour des raisons d’hygiène…).

C’est sur le domaine de Mont-Louis, un village aux portes de Paris, que venaient se reposer les jésuites.

En 1803, l’État acquiert cet espace et décide d’en faire le premier cimetière civil de Paris.

On y installe alors le “cimetière de l’Est”, la première nécropole de la ville s’étendant sur plus de 44 hectares, créée par l’architecte Brongniart, fils d’un certain architecte du même nom qui réalisa le Palais de la Bourse à Paris. Cependant, les parisiens vont décider de le rebaptiserle cimetière du Père-La Chaise.

Et pourtant le corps du Père Lachaise ne repose pas en ce lieu ; sa sépulture se trouve dans l’église Saint-Paul-Saint-Louis.

Le cimetière du Père Lachaise est un des premiers lieux de recueillement en France ouvert à tous, sans distinction de confession ce qui constitue une révolution pour l’époque !

En 1993, ce lieu incontournable a été classé Monument Historique.

Cimetière du Père Lachaise paris verdure allée

Le Cimetière du Père Lachaise de nos jours...

Le cimetière du Père Lachaise (situé dans le 20ème arrondissement de Paris) demeure aujourd’hui le cimetière le plus visité au monde, attirant ainsi la venue de plus de 3 millions de visiteurs (nationaux et internationaux) par an.

Et ce n’est pas étonnant ! Plusieurs facteurs ont permis à ce lieu d’obtenir une véritable renommée mondiale au fil du temps.
  • Sa biodiversité : reconnu comme le plus vaste espace vert de la capitale, le cimetière du Père-Lachaise ne dénombre pas moins de 5 000 arbres représentant environ 50 espèces différentes réparties sur une superficie de 44 hectares.

  • Son architecture : la conception du cimetière mêle à la fois parc à l’anglaise et lieu de recueillement.

Si vous êtes observateur, vous vous apercevrez que tous les styles de l’art funéraire sont bien présents : tombe gothique, caveau haussmannien, mausolée à l’antique…

  • Les personnalités reposant dans ce lieu : plus de 70 000 concessions funéraires et plus de 250 célébrités y sont présentes : artistes, musiciens et chanteurs tels que Frédéric Chopin, Rossini ou encore Edith Piaf et des écrivains tels que Molière, Balzac, Colette, Marcel Proust ; enfin, des hommes d’État, des militaires, des historiens, etc.

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Zoom sur le Marais juif à Paris

Nous avons plusieurs fois parlé de l’incroyable richesse culturelle du Marais et de ses monuments historiques. Certains encore visibles, comme l’Hôtel de Sully, d’autres aujourd’hui disparus, comme la prison du Temple, sont les témoins des derniers instants de la monarchie. Au-delà d’être un quartier privilégié par l’aristocratie, le Marais a continué d’attirer différentes communautés. On vous propose donc un zoom sur le Marais juif en attendant la prochaine visite guidée CulturMoov, qui vous permettra de découvrir rues, façades, jardins, synagogues, écoles juives ou ancien hammam, tous porteurs de l’âme, des rituels et des traditions du quartier.

Le Pletzl

L’histoire des juifs en France remonte au 1er siècle après J-C, ce qui en fait l’une des plus anciennes présences juives d’Europe Occidentale. Très tôt, ils prennent l’habitude de se regrouper par quartier, afin de conserver leurs traditions plus facilement. Dans le Marais, le Pletzl (ce qui signifie « petite place ») est le quartier juif le plus célèbre de la capitale, datant du XIIIème siècle. S’étendant de part et d’autre de la place Saint Paul, il ne reste aujourd’hui que quelques rues vestiges de son développement. Pourtant, le Pletzl connu une forte animation entre la fin du XIXème siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, accueillant des dizaines de milliers de juifs ashkénazes d’Europe de l’Est fuyants pogroms et persécutions. Il reste un quartier typique, dont de nombreux bâtiments nous plongent dans la culture des communautés juives

Rue des Rosiers marais juif paris vélo
La synagogue de la rue Pavée photo en noir et blanc paris

Religion

La synagogue de la rue Pavée vous surprendra par son architecture que certains s’amusaient à appeler « style nouille ». Ce surprenant édifice Art nouveau réalisé en 1913a en fait été dessiné par Hector Guimard, le créateur des célèbres bouches du métro parisien. Elle dénote par sa structure, toute en hauteur et très étroite, contrainte par le peu de surface dont disposait l’architecte. Elle fut la cible en 1941, comme d’autres édifices religieux juifs, d’attentats menés par des collaborateurs à l’occupant nazi, antisémite. Une autre synagogue tout autant surprenante par son architecture est celle de la rue des Tournelles, à côté de la Place des Vosges. En effet, elle est l’exemple de l’usage du métal dans les nouvelles constructions, bénéficiant du savoir-faire de l’ingénieur Gustave Eiffel. Si certaines des synagogues juives sont ouvertes au public, d’autres sont plus difficiles d’accès. On vous conseille de vous intéresser à la programmation des Journées Européennes du Patrimoine si vous souhaitez pousser les portes de ces lieux de culte. 

Gastronomie

Comment ne pas mentionner les spécialités culinaires lorsque l’on parle du Marais juif ? Pour tous les gourmands, de nombreuses adresses ont vu les générations se succéder pour perpétuer ce savoir-faire. La rue des Rosiers concentre à elle seule une bonne partie des restaurants et boulangeries les plus réputés encore ouverts. Au numéro 27, la Boutique Jaune, reprise depuis 1946 par la famille Finkelsztajn, mais établie depuis 1865, vous propose des spécialités yiddish d’Europe de l’est comme la Vatrouchka russe au fromage blanc ou le Apfel Strudel viennois. Il serait également impensable de ne pas tester les falafels, ces boulettes de pois chiches mélangés à diverses épices, et disposés avec des légumes dans de moelleux pains pita.

intérieur boulangerie rue des rosiers paris bleu architecture
maison de Zola Medan verdure

Culture

L’offre culturelle dans le Marais n’est pas en reste, loin de là. Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme, ouvert depuis 1998, est l’héritier des collections du musée d’Art juif de la rue des Saules, créé en 1948 par des survivants de la Shoah. Ce musée de France, fort de près de 12000 œuvres et de très nombreux fonds d’archives, présente l’histoire des communautés juives de France. Il est situé dans l’Hôtel Saint-Aignan, un hôtelparticulier conservé grâce à la loi Malraux de préservation et de mise en valeur de 1962, et qui fait du Marais le premier quartier sauvegardé de Paris

Zoom sur les Jeux Olympiques

A l’occasion de la plus grande fête populaire du sport le 26 juillet 2024, CulturMoov vous propose un zoom sur l’histoire des Jeux-Olympiques

Une rencontre entre le sport, la culture et les arts

Un calendrier au rythme des jeux

Les premiers jeux olympiques antiques font leur apparition au cours du VIIIème siècle avant J.-C. dans le cadre d’un festival religieux. Ils tiennent leur nom de la ville d’Olympie, un centre religieux grec d’ordre majeur dont on a redécouvert les vestiges archéologiques en 1766. On pense que les derniers jeux auraient eu lieu en 393 après J.-C. Considérés comme des rites païens, ils ne concordaient plus avec les nouvelles croyances monothéistes de l’Empire romain. Les jeux olympiques sont la première des quatre manifestations des jeux panhelléniques qui se déroulent régulièrement en Grèce, et constituent la période, c’est-à-dire le calendrier sacré qui constitue un cycle de quatre ans. Ainsi, le temps ne se calcul pas en années mais en olympiades.

Les vestiges archéologiques à Olympie, et le stade antique

Les épreuves des jeux antiques

Les jeux sont traditionnellement organisés en l’honneur des divinités grecques de l’antiquité :

  • Les jeux olympiques sont tenus en l’honneur de Zeus à Olympie.

  • Les jeux isthmiques sont tenus en l’honneur de Poséidon à l’Isthme de Corinthe.

  • Les jeux néméens sont tenus en l’honneur de Zeus à Némée ;

  • Les jeux pythiques sont tenus en l’honneur d’Apollon à Delphes.

A l’origine, les chercheurs tendent à penser qu’il n’existait qu’une seule épreuve dans les jeux olympiques, la course à pied, et que ceux-ci se déroulaient donc sur une seule journée. Peu à peu, de nouvelles épreuves ont été intégrées. Beaucoup s’apparentent à nos épreuves modernes d’athlétisme, comme le saut en longueur ou le lancer de poids. La lutte était également beaucoup appréciée, faisant référence à une forme d’exercice militaire sans armes.On organise également des concours d’équitation, composés de courses de chevaux etde courses de chars.

Un objectif : rassembler

Les Jeux Panhelléniques ont pour but, au-delà de la connotation religieuse, de rassembler le monde grec. En effet, à l’époque de la création des jeux, la Grèce n’est pas encore un État unifié mais se compose de cités-états autonomes en constante confrontation. Ainsi, les gens se déplacent de toute la Grèce, colonies comprises (présentes en Italie, en Afrique du Nord et en Asie Mineure), pour participer et assister aux Jeux. Ils sont alors tous animés par un sentiment commun, celui d’appartenir à une même culture grâce au sport, à la religion et à l’art.

Les jeux olympiques modernes

Le premier Comité International Olympique en 1896

Une initiative française

A la veille du 20e siècle, les tentatives de rétablir des Jeux sportifs d’ampleur mondiale se multiplient, mais échouent par manque de coordination du mouvement sportif international. C’est alors qu’un français va réussir à rassembler des personnes du monde entier, avec toujours cet objectif de dépasser les frontières et les différences culturelles grâce au sport. Ainsi, les Jeux Olympiques modernes sont rétablis sous l’initiative du Baron Pierre de Coubertin en 1894, lors du premier congrès olympique. C’est dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne que vont se rassembler 2 000 personnes représentant des organisations et clubs sportifs de France mais également de Belgique, d’Espagne, des États-Unis, de Grande-Bretagne, de Grèce, d’Irlande, d’Italie, de Russie et de Suède, soit 13 fédérations sportives étrangères.

A l’issue du congrès, les Jeux Olympiques sont restaurés et le Comité International Olympique est fondé. Les principes qui guident le Baron Pierre de Coubertin et le comité dans cette démarche sont :

  • Promouvoir le développement des qualités physiques et morales qui sont au fondement du sport ;

  • Éduquer les jeunes par le sport dans un esprit de bonne compréhension mutuelle et d’amitié, dans le but d’aider à construire un monde meilleur et pacifique ;

  • Diffuser les principes olympiques dans le monde entier et créer de la sorte unebonne volonté internationale ;

  • Rassembler les athlètes du monde dans le grand festival sportif quadriennal que sont les Jeux Olympiques.

Selon ses dernières volontés, après sa mort en 1937, le cœur de Pierre de Coubertin fut transporté à Olympie pour reposer en paix pour toujours. Les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne ont lieu en 1896 à Athènes en Grèce, tandis que les premiers Jeux Olympiques d’hiver sont organisés en 1924 à Chamonix en France.

Affiche des JO d'Athènes de Paris en 1924
Tour Eiffel paris logo JO 2024

Paris 2024

Les JO de 2024 représentent donc l’occasion de célébrer le rôle de la France et de Pierre de Coubertin dans la réinstauration des jeux modernes, en fêtant les 130 ans de la création du Comité International Olympique. Ce sera la troisième fois que la capitale française accueillera les Olympiades d’été, un passé sportif lié à la ville de Colombes, dont on peut découvrir l’histoire en se rendant dans le Musée Municipal d’Art et d’Histoire. Pour l’occasion, de nombreuses manifestations culturelles et touristiques sont à prévoir. Un programme que vous pourrez découvrir au fur et à mesure sur le site officiel.

Vous êtes un passionné de sport ? En attendant 2024, CulturMoov vous propose de découvrir l’histoire de notre patrimoine sportif lors d’une visioconférence inédite sur l’épopée du Red Star, l’un des plus anciens clubs de foot français. Et pour en apprendre davantage sur l’histoire des Jeux Olympiques, rendez-vous dès maintenant sur notre compte Instagram ! On vous y dévoile chaque semaine des anecdotes surprenantes sur l’histoire et le patrimoine français.

Aux origines du street-art

Post-impressionnisme, Impressionnisme ou encore les femmes peintres, vous l’aurez compris, CulturMoov porte un intérêt particulier pour l’art.

Aujourd’hui, observons de plus près une autre forme d’art… le street art ! Vous pensiez que le street art était récent ? Détrompez-vous ! L’art de rue ou l’art urbain est un mode d’expression qui ne date pas d’hier. Né à l’origine avec le mouvement hip-hop, le tag est l’empreinte, la trace d’un message, une signature personnalisée, qui se diversifie et se vend aujourd’hui très cher…

Par Audrey Scelles, le 28 mars 2022

Il était une fois… Le Street Art

Le « Street art » est l’art, développé sous une multitude de formes, dans des endroits publics ou dans la rue. Le terme englobe la pratique du graffiti, du graffiti au pochoir, de la projection vidéo, de la création d’affiche, du pastel sur rues et trottoirs. Il est aussi utilisé pour distinguer une forme d’art d’un acte de vandalisme réalisé par un individu ou un groupe d’individus qui défendent leur territoire, leur appartenance à un groupe ou encore qui désirent passer un message.

 

Loin d’être une nouveauté dans l’histoire, le graffiti moderne marque les débuts de l’art urbain. Il naît dans les années soixante aux États-Unis, dans la ville de Philadelphie. Darryl McCray, mieux connu sous son nom de tag Cornbread, un habitant de la ville commence à écrire son nom sur les murs de la ville pour attirer le regard de celle qu’il aime : « Cornbread Loves Cynthia ». Il est largement considéré comme le premier graffeur moderne au monde. Il est par la suite imité par de nombreux autres citadins. 

À la fin des années soixante, la tendance séduit New York qui voit naître de grands noms du street art : Taki 183 ou encore Blade One. Dans la rue, sur les trottoirs, les murs, les métros ou les surfaces publiques, tout est prétexte à créer et faire passer un message visible de tous. Graffiti, pochoir, posters, stickers, projections, il existe une multitude de techniques et de matériel pour que les artistes donnent vie à des chefs-d’œuvre de rue.

Peu à peu, le street art se diffuse dans le monde entier, et de nouveaux modes d’expression urbains apparaissent, comme le pochoir ou le sticker. Chaque artiste peintre s’impose avec une marque de fabrique, que l’on reconnaît à travers la signature ou bien au style du graffiti pour les aguerris… le rat de Banksy, les mosaïques de Invader…

Art de délit, art interdit

Seulement, les graffitis sont toujours très sévèrement sanctionnés, à cette époque. Ils sont considérés comme nuisibles et destructeurs de la propriété d’autrui. Les graffiteurs sont ainsi passibles d’amendes de 1 500 à 30 000 euros, en France, et peuvent être sujets à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à une durée de deux ans. Mais l’esprit de rue, c’est aussi échanger, affronter ses idées à celles des autres ou simplement les diffuser. C’est là toute la beauté des œuvres urbaines en ce qu’elles sont accessibles, même si souvent éphémères. Elles ne demandent pas de se déplacer dans une galerie ou un musée. Elles peuvent se trouver sur votre chemin, au carrefour d’une rue !

Le Street Art à la porte de l’Europe

New York, ville berceau des street artistes, connait un tournant en 1980. Le Maire interdit les graffitis dans la Grosse Pomme. Ce qui ne décourage pas deux artistes bien célèbres : Jean-Michel Basquiat et Keith Haring. Les deux futurs géants du street art ouvrent leur propre galerie et démocratisent leur univers, ce qui ne tarde pas à faire écho en Europe…

Dans les années 1990 apparaît le street art dans le Grand Paris. Les métros sont envahis de graffitis et la rue saturée de fresques et de dessins colorés. La capitale voit fleurir dans ses rues et sur ses immeubles des milliers d’œuvres urbaines, sans compter sur les inscriptions vandales qui marquent, indéniablement, l’âge d’or du street art. Émergent alors Jérôme Mesnager, auteur d’une immense fresque à Menilmontant ou encore Jef Aérosol, pochoiriste français connu pour ponctuer ses fresques de flèches rouges.

 

D’ailleurs, cinq kilomètres sont dédiés au street-art le long du canal Saint-Denis entre La Villette à Paris et la Porte de Paris à Saint-Denis : c’est l’idée de Street art avenue. Le projet a été lancé en 2016 avec la réalisation d’une quinzaine d’œuvres, pérennes ou éphémères. Un projet qui se poursuit investissant toujours de nouveaux lieux. Pour en savoir plus sur Saint-Denis, n’hésitez pas à lire notre article Zoom sur… la nécropole royale de Saint-Denis.

La capitale voit également naître la création d’une association, M.U.R. (Modulable, Urbain et Réactif), qui regroupe quatre-vingt artistes et impose un principe simple : tous les quinze jours, un artiste squatte de grands panneaux publicitaires de la rue Oberkampf, à Paris, et expose son œuvre.

En 2009, le Grand Palais expose pendant plus d’un mois cent-cinquante tagueurs internationaux. Commence alors une véritable reconnaissance officielle et publique.

Quelques mois plus tard, une autre exposition à la fondation Cartier, « Né dans la rue », permet à nouveau de mettre l’art de rue sous les projecteurs.

 

Accessible à tous, le street art ne demande qu’à être vu. Il se confronte aux citoyens où qu’ils soient, les surprend, leur raconte des histoires, dénonce, illumine, il est le témoin d’un art vivant et progressiste. Il n’est plus aussi éphémère qu’il l’était, et les artistes l’ont bien compris. Ils créent aujourd’hui des œuvres portables, sur toiles, sur planches, sur des pans de murs isolés et transportables et peuvent ainsi commercialiser plus facilement leur art sur un marché qui n’attend que ça.

Top 5 des plus beaux jardins en Touraine

Harmonie des couleurs, esthétique des lignes, originalité des essences… C’est à la Renaissance qu’est véritablement née l’importante tradition des parcs et jardins en Val Loire, qui vaut à la Touraine d’être encore aujourd’hui surnommée « le jardin de la France ».

Vous vous demandez quels sont les jardins à la française à voir absolument lors d’un week-end ou d’un séjour en Touraine ? Nous vous invitons à vous mettre au vert à travers cet article qui vous en dira plus sur les plus beaux jardins de Touraine !

La culture en ligne s’invite chez vous, prêts ?

Par Audrey Scelles, le 22 mars 2022

Les jardins du château de Villandry, l’évidence

Commençons notre voyage avec les jardins du château de Villandry. A l’instar du Domaine de Chantilly, ils sont aujourd’hui la plus remarquable illustration de ce savoir-faire. Dans le monde entier, le domaine est célèbre pour ses remarquables jardins à la française déclinés en six jardins répartis sur quatre terrasses. Colorés et harmonieux, les jardins de Villandry s’animent tout au long de l’année, et possèdent le label « Refuge LPO » de la Ligue de Protection des Oiseaux. Vous tomberez incontestablement sous le charme de ces plus beaux jardins de France !

Aux côtés de Villandry, c’est une véritable richesse de jardins qui s’offre à vous. Continuons…

Les jardins du château du Rivau

En plein cœur de la Touraine, à 20 minutes de Chinon et 1 heure de Tours, les jardins du château du Rivau vous transportent dans un univers magique digne des contes de fées : les bottes de sept lieues, Alice au pays des merveilles, Raiponce, le Petit Poucet… de quoi plaire à vos enfants !

Site classé « Jardin Remarquable » par le ministère de la Culture, les jardins de Rivau se composent d’une succession de tableaux évoquant l’imaginaire de la vie de château, et d’une collection d’art contemporain.

Véritable musée à ciel ouvert, le Rivau c’est aussi un Conservatoire de la Rose Parfumée : 475 variétés de roses parfumées.

Les jardins du château de Chenonceau

Les plus beaux jardins de Touraine, ce sont aussi les jardins de Catherine de Médicis et Diane de Poitiers, au château de Chenonceau. Une opposition entre deux jardins qui existera alors pour l’éternité.

 

Figure emblématique de l’Histoire de France et favorite du Roi Henri II, Diane de Poitiers était une femme innovante et inspirante. Et son jardin en est la parfaite représentation. 8 grands triangles de pelouse forment le parterre du Jardin de Diane de Poitiers, délimités par des allées bordées de fleurs et d’arbustes. En vous baladant dans ces allées, vous pourrez y découvrir un feu d’artifices de couleurs et de senteurs.

 

En face du Jardin Diane de Poitiers, le jardin Catherine de Médicis. Il se dresse fièrement et impose son élégance tout comme sa créatrice, la Reine de France. Plus petit par la taille que celui de Diane de Poitiers, son aménagement repose sur cinq parcelles de gazon, au milieu desquelles l’on retrouve un magnifique bassin. Ses allées vous offriront détente et sérénité.

Les jardins du Château-Gaillard

Véritable joyau, le Domaine royal de Château Gaillard est un écrin de 15 hectares de verdure, situé au cœur de la ville d’Amboise, la dernière demeure de Léonard de Vinci. Il est le paradis oublié de la Renaissance en Touraine. 

 

Le Château Gaillard fut le lieu d’implantation des Premiers Jardins de la Renaissance en France, et la demeure de Dom Pacello de Mercogliano, maître jardiniste des Rois et véritable inventeur de l’art des jardins, soit le « plus célèbre jardinier en Europe ». Il y acclimata les premiers Orangers de France et y de nombreuses techniques telles que la perspective des jardins. Les jardins du Château Gaillard deviennent son véritable laboratoire expérimental.

 

Vous serez invités à arpentez de somptueux jardins d’inspiration italienne, et accéderez au royaume des agrumes…

Chédigny, un village-jardin remarquable en Touraine

Terminons notre voyage au cœur de la Touraine et visitons le magnifique village de Chédigny, seul village de France à avoir reçu le label « Jardin remarquable » !

Situé entre Loches et Montrésor, il est une étape incontournable. Autrefois, le village de Chédigny était un lieu de passage emprunté par les camions et les voitures qui traversaient la région. Sous l’impulsion de son maire, Pierre Louault, le village commence sa transformation en 1998. L’objectif ? Métamorphoser les rues du village en transformant les trottoirs en d’agréables zones fleuries.

Aujourd’hui, en parcourant les ruelles de Chédigny, vous verrez près d’un millier de rosiers, 270 variétés d’arbustes et plus de 3 000 vivaces. Vous tomberez sans aucun doute sous le charme de ce petit bout de paradis !

Continuez de découvrir les plus belles adresses en Val de Loire, tout en profitant de nombreux cadeaux et bons plans avec le Pass de Touraine Vacances.

Profitez également de nos visioconférences en live et visites en lignes avec nos guides professionnels.

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